Les soldes… Cette fameuse période de l'année avec ses démarques de folie et ses réductions alléchantes ! Mais au fait, posons-nous deux minutes : qu’est-ce qui fait vraiment d’une bonne affaire une bonne affaire ?
Que tu sois adepte du lèche-vitrine ou championne du marathon des soldes, tu t'es sûrement déjà retrouvée avec des sacs plein les bras (ou une avalanche de colis si tu commande en ligne) remplis de vêtements que tu ne porteras jamais.
La faute à qui ?
Aux étiquettes rouges soldées, aux fameux « 2 articles achetés, le 3ème à -50% » et compagnie.
Ça donne envie, c'est sûr !
Et entre nous, qui ne succombe pas à ce petit shot de dopamine et à la fierté d’avoir dégoté la perle rare à prix cassé ?
Sauf que quelques semaines plus tard…
Tes placards débordent, tu as oublié la moitié de ce que tu as acheté, et tu te retrouves avec ce jean qui te boudine parce qu’il ne restait que du 40 alors que tu fais du 42.
Pas de panique, ce n'est pas (complètement) de ta faute.
On n'est pas aidées par la société de consommation qui nous pousse à dépenser toujours plus, entre pubs ciblées et tentations sur les réseaux sociaux.
Mais la bonne nouvelle, c'est que tout n’est pas perdu : tu peux reprendre le contrôle de ton dressing, de ton budget et de ta façon de consommer !
Pour t'aider, je te propose de découvrir la fameuse méthode BISOU, créée par Marie Duboin et Herveline Giraudeau.
C'est un petit guide d'auto-questionnement pour réfléchir avant de sortir la CB, pour te permettre d'y voir plus clair dans tes intentions.
Si cet article éveille ta curiosité, je te recommande chaudement leur livre « L’abus de consommation responsable rend heureux » (Éditions Eyrolles) pour approfondir le sujet !
Prête à faire de vraies bonnes affaires en accord avec tes besoins ? C’est parti !
Décryptage : la méthode BISOU
Pour éviter le piège des étiquettes rouges, la méthode BISOU est ton meilleur garde-fou.
C’est un moyen mnémotechnique très simple à retenir, où chaque lettre correspond à une question essentielle à se poser avant de craquer.
On va voir ensemble comment l'utiliser en magasin !
B comme Besoin : À quel besoin répond cet achat ?
On a toutes des besoins fondamentaux à combler : des besoins physiologiques (manger, dormir, se protéger du froid), des besoins sociaux (se sentir intégrée, appartenir à un groupe) ou encore d'estime de soi (se faire plaisir, se valoriser).
Le problème ?
Le marketing sait très bien s'en servir, et parfois au détriment de nos intérêts.
Il sait exactement sur quel bouton appuyer pour transformer un désir superficiel en un "besoin" crucial.
Devant une robe à -50%, demande-toi : À quel besoin cette envie répond-elle vraiment ?
Est-ce que tu as besoin d'un vêtement chaud pour l'hiver, ou est-ce que tu cherches juste un shot de réconfort après une semaine stressante ?
La question qui fâche : Si tu n’avais pas prévu d’acheter cet article avant de voir le -50% sur son étiquette, est-ce que c’est encore une économie ?
Parce qu'au final, dépenser de l’argent pour un achat non prévu qui finira par encombrer tes placards, ce n’est pas un gain : c'est une dépense inutile !
I comme Immédiat : En as-tu besoin tout de suite ?
Les soldes jouent sur le sentiment d'urgence : Plus que 2 jours ! , Dernier article en stock ! .
Cela nous pousse à acheter dans la précipitation, de peur de rater l'affaire du siècle.
Prends 2 minutes et demande-toi : Est-ce que j’ai besoin de cet objet immédiatement ? Si je n'avais pas vu cette promotion, est-ce que j'aurais pensé à acheter cet article aujourd'hui ?
Si la réponse est non, repose-le. Laisse passer 48 heures.
Si l'objet te hante encore l'esprit après deux jours, c'est qu'il y a peut-être un vrai intérêt.
Sinon, c'est que l'envie est passée en même temps que l'excitation de la nouveauté.
S comme Semblable : Ne possèdes-tu pas déjà un jumeau ?
C’est LE grand classique : craquer pour un pull beige en soldes alors qu'on en a déjà quatre variantes dans notre armoire.
Avant de sortir ta carte bleue, fais un tour dans tes placards.
Il y a de grandes chances pour que tu y trouves déjà l'objet désiré, ou du moins un cousin assez proche qui fera parfaitement l'affaire.
Pas besoin de doublonner ce que tu possèdes déjà.
O comme Origine : D’où vient ce produit ?
C'est une question devenue incontournable aujourd'hui pour consommer plus consciemment.
Quelle est l’origine de cet objet ?
Dans quelles conditions a-t-il été fabriqué ?
Quel est son impact sur l’environnement, son coût humain, son éthique ?
Derrière un prix bas, se cache souvent une fabrication à l'autre bout du monde, des conditions de travail floues.
Privilégier la qualité, le local ou le seconde main permet reprendre le contrôle sur ta façon de consommer.
U comme Utile : Va-t-il vraiment te servir ?
On a toutes déjà dit une phrase de ce genre : Ce pantalon ne me va pas tout à fait maintenant, mais je vais perdre du poids, Cet appareil à fondue géant servira bien un jour si j'invite 12 personnes.
Soyons honnêtes : c’est rarement le cas.
Alors, concrètement, que va t'apporter cet objet dans ta vraie vie de tous les jours ?
S'il n'a pas d'utilité claire et immédiate dans ton quotidien actuel, ton porte-monnaie (et tes placards) te diront merci.
Te voilà parée pour tes futurs achats !
Le but de cet article n’est pas de culpabiliser mais de remettre de la conscience là où on nous a appris à céder par automatisme.
Adopter la méthode BISOU, ce n’est pas se priver ou s'interdire de se faire plaisir.
C’est simplement s’offrir un peu de recul, prendre le temps de la réflexion pour consommer de manière plus consciente et alignée avec ce qui compte vraiment pour toi.
Chaque petit pas compte, avance à ton rythme, et ne sois pas trop dure envers toi-même.
Si cet article t’a aidée et que tu ressens l’envie d’aller plus loin, mais que certains blocages sont encore là, c’est peut-être le moment d’en parler.
Je t’offre un appel découverte gratuit de 30 minutes pour faire le point ensemble sur ta situation, simplement et sans pression.